Les plus belles églises du centre de Rome

Sant'Ignazio de Loyola à Rome

Sant’Ignazio de Loyola

En plus de ses ruines antiques, ses nombreux monuments, palais et belles places, Rome est aussi célèbre pour ses nombreuses églises (plus de 900 !) dont les coupoles façonnent le paysage. Toutes plus baroques les unes que les autres, richement décorées, on ne peut visiter la ville sans entrer dans quelques-unes de ses plus belles églises.

Vous trouverez ici celles situées autour de la piazza Navona et du Panthéon, qui méritent bien un article à part.

Enfin, une sélection, car il y en a vraiment beaucoup et il n’est pas toujours aisé d’y pénétrer : il faut en effet jongler entre les horaires d’ouverture (le matin puis l’après-midi généralement de 16 h à 19 h mais avec des jours de fermeture variables), ceux des messes (le plus souvent vers 18 h 30 ou 19 h), etc. En plus de ça il n’est pas non plus toujours aisé de prendre de belles photos, les églises étant souvent mal éclairées (en basse saison à 18 h il fait déjà nuit, et impossible de toutes les visiter quand le soleil les illumine encore) et envahies par la foule pour les plus célèbres. Soyez donc indulgents ! 😉

L’Église du Gesù de Rome

Située non loin de la piazza Venezia, il s’agit sans doute d’une des plus visitées, et pour cause ! Son magnifique plafond en trompe-l’œil nous éblouit. Il s’agit de l’église emblématique de l’art des Jésuites, édifiée lors de la Contre-Réforme (terminée en 1584), en réponse à l’austérité des temples protestants.

Il s’agissait de ramener les brebis égarées auprès du troupeau de l’Église catholique en leur en mettant plein la vue ! Le peuple aimait déjà le bling-bling il faut croire, même si on peut aussi se dire que cette débauche de luxe pouvait faire fuir tellement c’était contraire au message de simplicité du Christ… enfin, avis de souris ! Mission accomplie pour ce qui est d’ébahir !

Cette église servit de modèle à de nombreuses églises jésuites de par le monde, comme à Lviv (acutelle Ukraine), par exemple. Le plan fut travaillé par Michel-Ange et la façade est l’œuvre de Giacomo della Porta (!), à qui on doit plusieurs façades d’églises romaines de l’époque.

Sant’Ignazio di Loyola

L’église Saint-Ignace (nom du fondateur de l’Ordre des Jésuites),  se situe non loin de la piazza Navona sur une place du même nom, très baroque, pensée comme un décor de théâtre.

Achevé en 1650 en pleine apogée du baroque, là encore c’est surtout son magnifique plafond en trompe-l’œil qui vaut le coup (d’œil), représentant la mission des Jésuites dans le monde, avec des allégories des différents continents où ils ont œuvré pour convertir la population.

Oui, oui, la coupole est également un trompe-l’œil ! On y voit aussi Saint-Ignace (un jésuite donc) accueilli par le Christ et la Vierge Marie. Attention, selon l’endroit où vous vous placez, on se rend compte de la supercherie, testez, vous verrez bien ! Quoiqu’il en soit, il s’agit d’un des plus beaux plafonds qu’il nous ait été donné de voir !

L’oratoire de San Francesco Saverio del Caravita

Situé à deux pas de Saint Ignace, on admire surtout son beau plafond peint. Cette église baroque fut consacrée en 1631 et constitue le siège de la communauté internationale Caravita, de langue anglaise.

Saint-Louis-des-Français

Juste derrière la piazza Navona, elle est l’église nationale des Français de Rome. Elle est surtout connue pour les œuvres d’art qui la composent, notamment plusieurs tableaux du Caravage illustrant la vie de saint Mathieu. Le reste n’est pas mal non plus et on prend plaisir à tout admirer !

Sant’Andrea della valle

Située sur le corso Vittorio Emanuele II, on ne peut pas la louper ! Sa coupole est la deuxième plus grande après celle de Saint-Pierre.

Là encore une belle église baroque tout en dorures et fresques. Celles de la coupole servirent de modèles pour orner plusieurs coupoles d’églises en Europe notamment celle du Val de Grâce à Paris.

Santa Maria sopra Minerva

Juste derrière le Panthéon, sa façade est plus austère et sur la place qui la borde on remarque une statue d’éléphant conçue par le Bernin, supportant un obélisque.

Fait intéressant et rare à Rome, il s’agit d’une église gothique, fondée sur un ancien lieu de culte (ça par contre c’est plus commun) dédié à Minerve, d’où le nom ! Elle fut construite au XIIIe siècle dans sa forme actuelle puis de nombreuses fois remodelée.

La Chiesa Nuova de Rome

Littéralement « l’église neuve », elle aussi située sur le corso Vittorio Emanuele II, juste à côté de la Congrégation de l’Oratoire de Saint Philippe Neri (à la façade bien plus baroque…). L’intérieur est tout en dorure et comporte des fresques de Pietro da Cortona, célèbre pour ses nombreuses fresques dans les églises et palais romains. On y trouve également des peintures de Rubens.

Petite anecdote, une « image miraculeuse » se trouvait d’abord à l’extérieur puis à l’intérieur, et ensuite intégrée dans la toile de Rubens au-dessus du maître-autel ! Pourquoi miraculeuse ? Elle aurait saigné après avoir été percutée par un caillou… Malheureusement l’intérieur était très mal éclairé quand nous y étions.

La basilique San Lorenzo in Lucina

Elle se situe sur l’élégante et chic place du même nom, au sud de la piazza di Spagna. Sa construction débuta en 1130, on voit d’ailleurs toujours son campanile roman. L’intérieur fut cependant complètement remanié au XVIIe siècle et les nefs latérales converties en chapelles. Une fresque fut également ajoutée au plafond.

Le tout fut de nouveau modifié au XIXe siècle pour enlever certain éléments baroques comme… la fresque au plafond ! Aujourd’hui l’église est surtout connue pour abriter le tombeau de l’artiste français Nicolas Poussin.

San Marcello al Corso

Comme son nom l’indique, située via del Corso, sa façade de 1683 est l’œuvre de Carlo Fontana.

Santa Maria in via Lata

Située en face de la précédente, la via Lata constitue le nom d’origine de l’actuelle via del Corso ! Bien que datant du Ve siècle, l’église, comme souvent, fut entièrement remaniée dans un style très baroque !

Pierre de Cortone travailla sur la reconstruction de la façade au milieu du XVIIe siècle. Personnellement, je l’ai vraiment trouvée toute jolie (mais j’aime bien les églises très baroques…)

Santissimo Crossifisso

Située sur la piazza del Oratorio, juste derrière la via del Corso et à deux pas de la fontaine de Trévi, l’église du Saint-Crucifix se démarque surtout par les superbes fresques qui ornent ses murs. Elles furent peintes entre 1578 et 1584 par Girolamo Muziano et évoquent le thème de la croix.

Elle fut bâtie sur les plans de Giacomo della Porta (!) pour abriter un crucifix de bois sauvé des flammes en 1519, lors de l’incendie de la très voisine San Marcello al Corso.

Basilique des Saints Apôtres de Rome

Encore une église aux origines très anciennes, puisqu’elle fut initialement érigée au VIe siècle, puis abandonnée suite à sa destruction par un tremblement de terre en 1348. Sa restauration fut entreprise en 1417, et sa façade terminée à la fin de ce siècle, bien que finalement complétée en 1827. Quant à l’intérieur il fut lui aussi remanié à l’époque baroque.

L’histoire de cette église illustre bien les modifications subies par la plupart des édifices religieux romains ! La basilique est très belle mais malheureusement nous ne l’avons vue que de nuit, et l’éclairage n’aidait pas à obtenir de belles photos (ils pourraient faire un effort quand même !)

Les églises autour de la piazza di Spagna

Revenons à nos églises ! Comme mentionné plus haut nous avons profité de nos passages dans le quartier pour pousser la porte des églises ouvertes à ce moment-là, et pas toujours mentionnées dans les guides…

La basilique Santi Ambrogio e Carlo al Corso

Parmi les tops de la souris figure la très belle San Carlo al Corso (pour simplifier, sinon Saint-Ambroise-et-Saint-Charles-sur-le-Cours en français). Située sur la via del Corso, autre axe commerçant principal partant de la piazza del Popolo, et vieux comme le monde (enfin presque) puisqu’il s’agissait de la via Flaminia romaine.

Très près de la via dei Condotti, et imposante, on ne peut pas louper cette église baroque dédiée à deux évêques milanais. L’intérieur est tout en marbre et en dorures, pas dans la finesse mais on est époustouflé !

L’église San Rocco

Elle est située en face de l’Ara Pacis et faisait office de chapelle pour un hôpital adjacent, lui-même dédié aux mères non mariées. L’hôpital fut détruit dans les années 1930 lors des fouilles autour du mausolée d’Auguste.

L’église San Girolama dei Croati

Juste à côté de San Rocco, cette « église des Croates » (avec certaines messes en croate) se distingue surtout par ses belles fresques. Elle fut attribuée aux Croates par le pape Sixte V, lui-même avec des origines de ce côté de l’Adriatque.

Autres églises du centre de Rome

En se baladant dans Rome on peut tout simplement pousser la porte des églises ouvertes qui se présentent sur notre chemin, on est rarement déçu ! En voici quelques-unes (les autres seront présentées en même temps que le quartier dans lequel elles se trouvent).

 

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