Moulins
Auvergne-Rhône-Alpes

Que visiter, que faire à Moulins et ses environs dans l’Allier

Vous cherchez une ville qui a du panache et du style ? Direction le centre de la France pour découvrir Moulins ! Ancienne capitale des richissimes ducs de Bourbon et préfecture de l’Allier, cette cité nichée à 265 km au sud de Paris est une véritable surprise à ciel ouvert.

Oubliez les préjugés sur les « petites préfectures » : avec ses 20.000 habitants, Moulins dégage une élégance folle. Son centre historique est un labyrinthe de ruelles médiévales et de maisons à pans de bois qui s’articulent autour d’une cathédrale monumentale. C’est ici que bat le cœur de l’un des duchés les plus puissants de l’histoire de France !

🐭 Pourquoi vous allez adorer Moulins

Moulins, c’est le grand écart réussi entre l’Histoire et le spectacle :

  • Un patrimoine royal : des hôtels particuliers Renaissance et le célèbre triptyque du Maître de Moulins.
  • Des musées insolites : entre la mystérieuse Maison Mantin et le spectaculaire Centre national du costume de scène (CNCS), situé de l’autre côté de l’Allier, on en prend plein les yeux !
  • Une ambiance 1900 : avec l’un des plus beaux cafés de France pour une pause hors du temps.

Alors, que faire à Moulins ? Comment visiter Moulins en 1 jour sans en perdre une miette ? Suivez-moi dans ce guide de Moulins : je vous emmène explorer mes coups de cœur dans cette cité bourbonnaise qui ne manque pas de piquant ! 😉

Sommaire

🐭 À savoir pour visiter Moulins

Patrimoine : ne manquez pas le triptyque du Maître de Moulins dans la cathédrale et le « Jacquemart », la tour de l’horloge emblématique de la ville.

Culture : la ville abrite le Centre national du costume de scène (CNCS), un lieu unique au monde situé dans une ancienne caserne de cavalerie.

Insolite : la Maison Mantin, une demeure bourgeoise du XIXe siècle restée « dans son jus » pendant 100 ans avant d’ouvrir ses portes au public.

L’astuce de souris : pour une pause hors du temps, poussez la porte du Grand Café sur la place d’Allier. C’est l’une des plus belles brasseries 1900 de France !

Plan de Moulins


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L’office de tourisme de Moulins est situé au 11 rue François Péron, à proximité de l’Hôtel de Ville, à une distance de 850 mètres de la gare SNCF.

Comment aller à Moulins

Visiter Moulins en voiture

hôtel de ville de Moulins
hôtel de ville de Moulins et ses quelques places de stationnement

Pour visiter Moulins depuis Paris, il suffit de suivre la N 7 en direction de Menton !

Bon, c’est un peu moins éloigné que la ville des citrons, et l’autoroute A 77 (ou autoroute de l’arbre) double la route nationale jusqu’après Nevers.

Visiter Moulins en train

Pour visiter Moulins en train, empruntez le train Intercités depuis Paris-Bercy en direction de Clermont-Ferrand.

Comptez un temps de trajet d’environ 2 h 40 pour couvrir les 313 km de distance. Et bien sûr prévoyez la nuit entière quand la locomotive, âgée de 40 ans, tombe en panne en cours de route ! 😉

Pourquoi visiter Moulins ?

place de l'ancien palais de Moulins
place de l’ancien palais de Moulins

Je trouve que Moulins est une charmante petite ville de province, qui comporte surtout un joli centre historique médiéval !

Vous y découvrirez donc des maisons à pans de bois, quelques jolies places et hôtels particulier, ainsi qu’une impressionnante cathédrale ! Par rapport à sa taille, Moulins comporte plusieurs musées intéressants et originaux !

Enfin, je recommande de faire une pause au très beau Grand Café de Moulins, au décor Art nouveau et rococo, pour un prix très raisonnable !

Quand visiter Moulins ?

Moulins, capitale historique du Bourbonnais, se visite toute l’année. Le printemps et l’été sont idéaux pour flâner dans le centre ancien, admirer la cathédrale et profiter des bords de l’Allier. L’automne met en valeur les paysages environnants et l’ambiance culturelle de la ville.

L’hiver attire les amateurs de patrimoine grâce aux musées et aux expositions, sans l’affluence touristique. Pour profiter à la fois d’un climat agréable et d’événements culturels, privilégiez mai-juin ou septembre, périodes plus calmes et douces.

Combien de temps pour visiter Moulins

rue de Moulins

Alors, combien de temps prévoir pour visiter Moulins dans l’Allier ?

La ville est jolie mais petite, en une journée à Moulins, vous aurez le temps de visiter les principales curiosités.

Mais un week-end de 2 jours à Moulins peut s’envisager, si vous souhaitez visiter plusieurs musées, ou surtout faire une excursion à Charroux et Souvigny (voir plus bas).

C’est également la bonne durée pour profiter également du zoo du Pal, si vous vous demandez que faire à Moulins avec des enfants ! 😉

Où dormir à Moulins

Voici ma petite sélection des meilleurs hôtels où dormir à Moulins. 🙂

  • Perle rare F1 de 43 m quartier historique : ce charmant appartement offre un hébergement économique et très apprécié en plein cœur du quartier historique. C’est l’alternative parfaite à l’auberge de jeunesse pour bénéficier d’un espace privé et confortable à un prix imbattable, avec des propriétaires salués pour leur accueil ! Mon meilleur choix où dormir à Moulins pas cher. 😉
  • ibis Styles Moulins Centre : cet hôtel 3 étoiles est la valeur sûre du centre-ville, idéalement situé à quelques minutes de marche de la cathédrale. Il propose des chambres modernes et propres, incluant le petit-déjeuner et le parking, pour un séjour pratique et économique.
  • Le Clos De Bourgogne : cet établissement 4 étoiles vous plonge dans une ambiance sophistiquée avec son magnifique jardin, son bar-lounge et ses grandes chambres bien décorées ! Il représente le meilleur choix pour un séjour haut de gamme, combinant charme historique, services complets et parking privé gratuit. Le choix idéal où dormir à Moulins en amoureux !

Un peu d’histoire… l’ascension fulgurante des ducs de Bourbon

Le blason de Moulins et l'emblème des Bourbons

Saviez-vous que tout aurait commencé par une histoire d’amour ? La légende raconte qu’au XIIe siècle, le seigneur de Bourbon l’Archambault s’éprit d’une meunière et fit bâtir un relais de chasse au bord de l’eau. C’est ainsi que naquit Moulins ! 🙂

Mais très vite, la petite bourgade de meuniers change de dimension : en 1327, le Bourbonnais devient un duché et la ville s’impose comme le fief d’une lignée qui marquera la France à jamais.

Le vieux Moulins et ses maisons médiévales
Le vieux Moulins, témoin de l’époque ducale

Aux XIVe et XVe siècles, Moulins se transforme en une véritable forteresse administrative. On érige de puissants remparts (dont il reste les tours Cailhot et Bardelin) pour protéger ce qui est devenu la capitale du Bourbonnais. La ville connaît son âge d’or sous Louis II de Bourbon, mais c’est surtout le duo mythique Anne de France (fille de Louis XI) et Pierre II de Beaujeu qui lui donne son éclat royal. Pendant leur régence, Moulins est tout simplement le cœur politique du royaume !

De la couronne de France à la ligne de démarcation

En 1528, le vent tourne : le duché est rattaché à la couronne de France. Moulins traverse alors les siècles entre guerres de religion et modernisation urbaine. Au XVIIe siècle, on abat les vieux remparts pour créer les larges « cours » que l’on arpente encore aujourd’hui. En 1790, changement de titre : la cité ducale devient la préfecture de l’Allier, avant de voir débarquer le chemin de fer en 1853, ouvrant la voie à la modernité.

La cathédrale de Moulins et ses jardins
La silhouette de la cathédrale dominant les jardins

🐭 L’anecdote de la souris

L’histoire contemporaine n’a pas épargné la ville. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Moulins a vécu une situation insolite et tragique : elle était littéralement coupée en deux par la ligne de démarcation !

La rivière Allier servait de frontière naturelle : le centre-ville était en zone occupée, tandis que la rive gauche (où se trouve aujourd’hui le CNCS) était en zone libre. Une dualité qui a marqué les mémoires jusqu’à la Libération en 1944.

Aujourd’hui, flâner dans Moulins, c’est remonter le temps, de l’époque des ducs bâtisseurs aux souvenirs de la Belle Époque. Une cité qui a su garder son âme malgré les soubresauts de l’histoire !

Que faire à Moulins : les meilleures activités

Voici selon moi les principales choses à voir et à faire à Moulins :

  • Cathédrale Notre-Dame de Moulins : un chef-d’œuvre gothique, aux vitraux remarquables.
  • Centre national du Costume de Scène : unique au monde, une collection de costumes théâtraux.
  • Musée de l’Illustration Jeunesse : une découverte ludique de l’illustration jeunesse.
  • Maison Mantin : un hôtel particulier du XIXe siècle, préservé dans son état d’origine.
  • Église du Sacré-Cœur de Moulins : une architecture néogothique aux flèches imposantes.
  • Musée Anne de Beaujeu : des collections variées, de l’archéologie à l’art contemporain.
  • Le Jacquemart de Moulins : un beffroi médiéval avec un automate animant l’horloge.
  • Le Palais Ducal : une ancienne résidence des ducs de Bourbon, architecture Renaissance.
  • La Maison des Grenadières : découverte du travail traditionnel des grenadières.
  • Le Pont Régemortes : le pont médiéval enjambant l’Allier, offrant un panorama sur la ville.

Le Jacquemart : la tour-horloge qui rythme la vie des Bourbonnais

Le Jacquemart de Moulins dominant la place

Commençons notre visite de Moulins à pied en plein cœur de la cité ! S’il y a bien un monument qui fait la fierté des Moulinois, c’est leur célèbre Jacquemart. Cette tour-horloge massive, achevée en 1408, n’est pas seulement un vestige des anciens remparts : c’est le gardien du temps de la ville.

Pourtant, cette tour a bien failli disparaître ! En 1655, un terrible incendie ravage le centre et n’épargne pas l’édifice. Mais les habitants y étaient tellement attachés qu’ils l’ont fait reconstruire et remodeler au XVIIe siècle, lui donnant cette allure si particulière avec son dôme et son clocheton.

Une vie de famille au sommet du beffroi

Ce qui rend ce monument unique, c’est la petite famille d’automates en métal qui s’active tout en haut. À chaque heure et chaque quart d’heure, c’est un véritable petit spectacle mécanique qui se joue au-dessus de nos têtes :

  • Les parents : Jacquemart et Jacquette, les plus imposants, frappent la grosse cloche pour annoncer les heures.
  • Les enfants : Jacquelin et Jacqueline s’occupent des cloches plus petites pour marquer les quarts d’heure.

🐭 L’anecdote de la souris

Le nom « Jacquemart » vient probablement de « Jacques » (le nom donné aux paysans au Moyen Âge) et de « marteau ». À l’origine, ces automates remplaçaient les guetteurs humains qui devaient sonner les cloches manuellement.

Prenez le temps d’observer les détails de leurs costumes : ils sont habillés à la mode de l’époque ! C’est le point de rendez-vous idéal pour débuter votre balade vers la cathédrale ou la place d’Allier.

Détail des automates du Jacquemart de Moulins

Flânerie médiévale : les plus belles maisons à pans de bois

Ruelle médiévale de Moulins

Pendant votre visite de Moulins à pied, vous ne pourrez pas manquer ces silhouettes de guingois qui semblent nous chuchoter des histoires du XVe siècle. Le centre historique regorge de pépites à colombages, mais certaines méritent un arrêt prolongé devant leur façade.

Détails d'une maison à colombages à Moulins
Une superbe maison à pans de bois dans le vieux Moulins

🐭 Ma sélection de façades à ne pas rater

  • Maison « Thierry de Clèves » (n°2 rue Grenier) : un bond en 1450 ! C’est l’une des plus anciennes et des mieux conservées du quartier.
  • Le n°5 de la rue des Orfèvres : typique du XVe siècle, elle témoigne du passé artisanal bouillonnant de la cité ducale.
  • Maison « Lorin des Barres » : située tout près du Jacquemart, elle mélange les époques avec ses boisés de 1440 et sa superbe frise Renaissance ajoutée au XVIe siècle.
  • Maison de Jeanne d’Arc (n°2 rue de la Flèche) : la légende raconte que la Pucelle y aurait séjourné en novembre 1429. Une façade qui a vu passer l’Histoire !

Façades anciennes de Moulins

Les hôtels particuliers : le luxe à la mode Bourbonnaise

Moulins ne se résume pas à ses colombages. En tant que capitale de province, elle a vu fleurir de somptueuses demeures de pierre et de briques, symboles de la puissance des notables locaux.

L’Hôtel Demoret (81, rue d’Allier) est l’un de mes préférés. Cette bâtisse des XIVe et XVe siècles abrite aujourd’hui l’Espace Patrimoine. C’est l’endroit idéal pour comprendre l’architecture de la ville avant de continuer la balade.

La façade sculptée de l'Hôtel Demoret
L’Hôtel Demoret, cœur du patrimoine moulinois

🐭 D’autres pépites à débusquer

Ouvrez l’œil pour repérer ces architectures souvent cachées derrière de lourdes portes :

  • La maison de la Doyennée (n°26 rue François-Péron) : admirez sa tour d’escalier en grès et pierre d’Apremont, une roche locale aux reflets magnifiques.
  • Les Anciennes Halles : juste à côté, ce bâtiment du XVIIe siècle impressionne avec ses arcades mêlant briques rouges et pierres claires.
  • Les secrets de la rue de Paris : au n°32 et n°42 se cachent les hôtels de Chavaignac et Héron. S’ils sont peu visibles depuis la rue, ils témoignent de l’opulence de Moulins sous Louis XIV.

La cathédrale de Moulins : un puzzle de pierre unique en son genre

La majestueuse cathédrale Notre-Dame de Moulins
La cathédrale Notre-Dame-de-l’Annonciation, cœur spirituel de la cité ducale

S’il y a bien un monument incontournable à visiter à Moulins, c’est sa cathédrale ! Mais attention, ne vous fiez pas à son apparente unité : la cathédrale Notre-Dame-de-l’Annonciation est en réalité un édifice à deux visages, construit à quatre siècles d’intervalle.

Le chœur, de style gothique flamboyant, est le vestige de la collégiale érigée par les Bourbons entre 1468 et 1540. Mais ce n’est qu’au XIXe siècle, après la création du diocèse, que l’évêque décide de voir grand. Il fait ajouter une nef et des bas-côtés dans un style néogothique flamboyant, couronnés par deux flèches impressionnantes qui culminent à 82 mètres de hauteur.

🐭 L’astuce de la souris : le jeu des couleurs

Pour bien comprendre l’histoire de l’édifice, regardez les matériaux !

  • La partie ancienne : elle flamboie de grès jaune et rouge, typique du Bourbonnais.
  • La partie « moderne » : elle utilise la pierre blanche de Chauvigny alternée avec de l’andésite noire de Volvic. Oui, la fameuse pierre volcanique qui donne son aspect si sombre aux édifices de Clermont-Ferrand !

Le petit clocheton extérieur marque précisément la frontière entre ces deux mondes de pierre.

Détails architecturaux de la cathédrale de Moulins

Trésors et mystères de l’intérieur

Une fois le portail franchi, l’ambiance change. La lumière traverse une collection de vitraux du XVe et XVIe siècle absolument remarquables. Prenez le temps de déambuler pour débusquer les pépites de la cathédrale :

  • La Vierge noire : une statue en bois du XIIe siècle, pleine de sérénité.
  • La Déploration du Christ : un ensemble de huit personnages en pierre polychrome du début du XVIe siècle, d’un réalisme poignant.
  • L’orgue Merklin : un joyau de 1880 qui fait vibrer les voûtes lors des concerts.

L'intérieur majestueux de la cathédrale de Moulins

🐭 Le clou du spectacle 

Ne repartez pas sans avoir admiré le triptyque du Maître de Moulins ! Chef-d’œuvre absolu de la peinture de la fin du XVe siècle, il est conservé dans la sacristie et mérite à lui seul le voyage.

Détail des vitraux Renaissance de la cathédrale

Le triptyque du Maître de Moulins : le trésor caché des Bourbons

Si vous ne devez voir qu’une œuvre d’art dans l’Allier, c’est celle-ci ! Conservé dans la sacristie de la cathédrale (la chapelle des Évêques), le triptyque du Maître de Moulins est bien plus qu’une simple peinture religieuse : c’est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la Renaissance française.

Commandé vers 1500, ce panneau représente une éblouissante Vierge en gloire entourée d’anges. Sur les volets latéraux, on découvre les prestigieux mécènes : le duc Pierre II de Bourbon, la duchesse Anne de France (ou de Beaujeu) et leur fille Suzanne. La finesse des visages et l’éclat des couleurs sont tout simplement époustouflants pour une œuvre de plus de 500 ans.

📢 Info flash : le triptyque s’invite au Louvre ! 

Événement exceptionnel pour cette œuvre qui ne quitte presque jamais son écrin bourbonnais : après une restauration minutieuse (la première de son histoire !), le triptyque est actuellement exposé au musée du Louvre à Paris jusqu’en août 2026.

Si vous visitez Moulins après cette date, vous aurez la chance de le retrouver dans sa chapelle, magnifié par cet éclat retrouvé.

Une énigme qui dure depuis cinq siècles

Pourquoi ce triptyque fascine-t-il autant ? D’abord pour son mystère : l’identité exacte du « Maître de Moulins » est restée inconnue pendant des siècles. Aujourd’hui, les experts s’accordent presque tous sur le nom de Jean Hey, un peintre d’origine flamande qui travaillait pour la cour des Bourbons, mais le doute plane encore légèrement.

Ensuite, pour sa conservation miraculeuse : contrairement à beaucoup d’œuvres de cette époque, il est parvenu jusqu’à nous dans un état de fraîcheur incroyable, sans jamais avoir subi de retouches lourdes avant sa récente restauration.

🐭 Les conseils de la souris pour la visite

Attention, ce trésor se mérite ! Voici ce qu’il faut savoir avant de vous présenter à la cathédrale :

  • Visite guidée : l’accès à la chapelle se fait uniquement via une visite commentée et payante.
  • Photos : elles sont strictement interdites pour préserver les pigments fragiles de l’œuvre.
  • Horaires : renseignez-vous bien à l’accueil de la cathédrale, les créneaux sont limités.

Le château des ducs de Bourbon : la forteresse des princes de sang

Le château des ducs de Bourbon et son donjon la Mal Coiffée

Continuons notre visite de Moulins à pied en nous dirigeant vers ce qui fut l’une des cours les plus brillantes d’Europe. Le château des ducs de Bourbon n’était pas qu’une simple résidence : c’était le symbole de la puissance d’une lignée qui a failli monter sur le trône de France bien avant Henri IV !

L’histoire de l’édifice actuel commence par un retour de captivité. En 1366, Louis II de Bourbon rentre d’Angleterre après huit ans d’otage. Il retrouve son vieux château du XIe siècle dans un état de délabrement total. Ni une, ni deux, il lance un chantier colossal pour transformer la vieille forteresse en un palais digne de son rang.

🐭 L’anecdote de la souris : pourquoi ce nom de « Mal Coiffée » ?

C’est le nom que les habitants donnent au majestueux donjon de 45 mètres, seul rescapé (avec les caves) du terrible incendie qui ravagea le château en 1755.

Son nom vient de sa toiture tronquée et massive, ajoutée après coup, qui lui donne un air un peu bancal… comme si la tour avait été coiffée de travers ! Mais derrière ce nom rigolo se cache un passé plus lourd : le donjon a servi de prison pendant des siècles, notamment durant la Seconde Guerre mondiale où il fut le sinistre lieu de détention de la Gestapo.

Un palais disparu sous les flammes

Au XVe siècle, sous l’impulsion d’Anne de France, le château était un joyau de la Renaissance, entouré de jardins suspendus et de galeries italiennes. Hélas, le grand incendie de 1755 a presque tout emporté.

Aujourd’hui, en observant la « Mal Coiffée », on peut encore imaginer l’ampleur de ce qu’était la demeure des Bourbons. Les énormes murs de grès et de calcaire témoignent de la solidité d’une forteresse conçue pour durer mille ans.

🐭 Le conseil de la souris pour la visite

Le donjon se visite ! Je vous conseille vivement de monter au sommet : la vue sur les toits de Moulins, la cathédrale et l’Allier est tout simplement la plus belle de la ville. C’est le meilleur endroit pour comprendre le plan médiéval de la cité.

Le musée Anne de Beaujeu : un joyau Renaissance et des trésors par milliers

La façade élégante du musée Anne de Beaujeu à Moulins

Juste à côté du donjon de la Mal Coiffée se dresse un édifice qui va vous faire voyager dans le temps. Le musée Anne de Beaujeu occupe le pavillon construit entre 1497 et 1503 pour la fille de Louis XI. C’est un monument historique à lui seul : c’est l’un des tout premiers exemples d’architecture Renaissance en France, bien avant les grands châteaux de la Loire !

Admirez son portique à l’italienne et ses arcades finement ciselées : c’est ici que la cour des Bourbons affichait toute sa modernité et son goût pour l’art transalpin. Mais si le contenant est sublime, le contenu est tout aussi fascinant grâce à un personnage haut en couleur : Louis Mantin.

🐭 L’anecdote de la souris : un legs sous haute tension

Le musée doit son existence au testament de Louis Mantin, un riche collectionneur moulinois. Au tournant du XXe siècle, il lègue sa fortune et ses trésors à la ville, mais impose une condition de fer : le musée doit ouvrir ses portes au public dans les cinq ans suivant son décès, sinon tout revient à ses héritiers !

Mission accomplie : le musée est inauguré en fanfare le 5 juin 1910, sauvant ainsi une collection inestimable pour les générations futures.

Des momies égyptiennes au cœur du Bourbonnais

Ne vous fiez pas à son allure de palais sage, ce musée cache un inventaire digne d’un cabinet de curiosités géant ! Avec près de 20.000 objets, il y en a pour tous les goûts :

  • Archéologie : des statuettes gallo-romaines et, plus surprenant encore, d’authentiques momies égyptiennes qui font toujours leur petit effet sur les visiteurs !
  • Art médiéval : une collection de sculptures et de peintures qui témoigne de la ferveur et du talent des artistes sous les ducs de Bourbon.
  • Histoire naturelle : des spécimens rares qui complètent ce panorama encyclopédique.

Intérieur du musée Anne de Beaujeu

🐭 Le petit conseil de la souris

Prenez le temps d’observer les détails ornementaux des plafonds et des cheminées du pavillon. C’est un écrin aussi précieux que les œuvres qu’il abrite. Une visite incontournable pour comprendre l’ADN de Moulins !

La Maison Mantin : la capsule temporelle d’un riche excentrique

La façade éclectique de la Maison Mantin à Moulins

Si vous aimez l’insolite, vous allez être servis ! Érigée entre 1894 et 1897 sur les ruines du vieux château ducal, la Maison Mantin est sans doute l’une des demeures les plus mystérieuses de France. Son propriétaire, Louis Mantin, était un bourgeois fortuné, érudit et… un brin visionnaire.

Sentant sa fin proche, il rédige un testament incroyable : il lègue sa maison à la ville de Moulins à condition qu’elle soit fermée à double tour pendant exactement 100 ans. Son but ? Offrir aux « hommes du futur » (c’est-à-dire nous !) un témoignage intact de l’art de vivre d’un riche bourgeois du XIXe siècle.

🐭 Le réveil de la Belle au bois dormant

Après un siècle de sommeil total, les portes ont enfin rouvert en 2010. À l’intérieur, le temps s’est figé. Tout est resté en place : les rideaux, les brosses à dents, les papiers peints en cuir doré et surtout, une collection hétéroclite qui frôle la folie douce.

Un cabinet de curiosités digne d’un film

Détails intérieurs de la Maison Mantin

Entrer chez Louis Mantin, c’est plonger dans un univers où l’éclectisme règne en maître. C’est un joyeux bric-à-brac de luxe où le sacré côtoie le profane. Préparez-vous à un choc visuel à chaque pièce :

  • L’étrange et le macabre : des serpents conservés dans le formol, des animaux empaillés et des portraits aux regards parfois effrayants.
  • Le mystère : des symboles maçonniques cachés dans le décor, des vitraux ornés de représentations démoniaques et des idéogrammes énigmatiques.
  • L’exotisme : des statues de Bouddha, des mosaïques orientales et des faïences précieuses rapportées de voyages lointains.
intérieur de la Maison Mantin et ses collections
L’atmosphère feutrée et mystérieuse de la Maison Mantin ©J. Mondiere

🐭 À savoir avant de franchir le seuil

Photos interdites : comme pour le triptyque de la cathédrale, l’appareil photo doit rester au sac ! L’ambiance est feutrée et la visite se fait uniquement sur réservation ou par petits groupes, car les pièces sont fragiles.

Consultez la page officielle de la maison Mantin pour réserver votre créneau, c’est indispensable !

Cette visite est un véritable voyage sensoriel. On ressort de là un peu étourdi par tant de détails, de couleurs et de symboles, avec l’impression d’avoir partagé l’intimité d’un homme qui voulait défier le temps.

La chapelle de la Visitation : un écrin d’amour et de piété

Ne passez pas à côté de cette petite merveille ! Édifiée entre 1648 et 1655, la chapelle de la Visitation est le fruit d’un destin brisé : celui de la duchesse de Montmorency. Après l’exécution de son mari Henri II (décapité pour complot contre Richelieu), la veuve éplorée se retire à Moulins et devient religieuse visitandine.

🐭 Pourquoi pousser la porte (lors d’une visite guidée) ?

C’est l’un des plus beaux exemples d’architecture classique de la région. À l’intérieur, vous découvrirez le somptueux tombeau du duc, véritable chef-d’œuvre de sculpture, mais surtout un plafond peint époustouflant qui narre la vie de la Vierge.

Attention : l’accès se fait exclusivement en visite guidée. Renseignez-vous auprès de l’office de tourisme ou du musée Anne de Beaujeu pour ne pas trouver porte close !

La place d’Allier : le cœur battant (et gourmand) de Moulins

L'animation de la place d'Allier à Moulins
La place d’Allier, centre de la vie moulinoise

Vos pattes vous porteront forcément ici ! La place d’Allier, c’est le salon de la ville. Que vous cherchiez à boire un verre en terrasse, dévorer une glace (testé et approuvé par vos souris assoiffées !) ou débusquer un bon petit restaurant, c’est « the place to be ».

C’est ici que bat le pouls de la cité :

  • Le Grand Café : une pépite Art nouveau dont la façade vous fera déjà de l’œil (je vous en dis plus juste en dessous !).
  • La halle du marché : un rendez-vous incontournable le dimanche matin pour humer les parfums du terroir bourbonnais.
  • L’ambiance : un mélange de façades colorées et de convivialité qui donne envie de poser ses valises.

L’église du Sacré-Cœur : le géant de la place

La silhouette néogothique de l'église du Sacré-Cœur

Impossible de la rater ! Toujours sur la place d’Allier, l’église du Sacré-Cœur impose son style néogothique avec ses deux flèches vertigineuses de 75 mètres. On se croirait presque devant une mini-cathédrale.

🐭 Les trésors à débusquer à l’intérieur :

Ne vous contentez pas de l’extérieur, l’intérieur réserve de belles surprises :

  • L’ex-voto marin : juste au-dessus du portail d’entrée, un petit bateau rappelle que l’Allier était autrefois une rivière navigable très fréquentée.
  • Le patrimoine sculpté : une émouvante Pietà polychrome du XVe siècle et une Vierge noire du XVIe siècle.

Moulins version Art nouveau : l’éclat de la Belle Époque

La façade emblématique du Grand Café de Moulins
Le Grand Café, joyau de la place d’Allier

Si vous aimez les ambiances feutrées, les dorures et le charme des brasseries 1900, vous allez être comblés ! Moulins possède de véritables pépites Art nouveau.

Le clou du spectacle reste l’incontournable Grand Café, sur la place d’Allier. Pousser sa porte, c’est s’offrir un aller simple pour 1899. Son décor rococo, avec ses boiseries sombres et ses glaces monumentales, n’a quasiment pas bougé depuis son inauguration. Un lieu si authentique qu’il a même tapé dans l’œil du septième art !

🎬 L’anecdote de la souris : Maigret et le piège des miroirs

Le Grand Café est le décor central de l’enquête Maigret et l’Affaire Saint-Fiacre. Pour le film de 1959, le réalisateur Jean Delannoy rêvait d’y faire tourner Jean Gabin.

Mais il y avait un hic technique insurmontable : les immenses miroirs se reflètent les uns dans les autres à l’infini ! Impossible de poser une caméra sans que l’équipe technique n’apparaisse dans le champ. Le tournage a donc dû être recréé en studio à Paris, mais le décorateur s’est scrupuleusement inspiré de l’original pour que l’illusion soit parfaite.

Intérieur rococo du Grand Café

Bien sûr, vos souris préférées n’ont pas résisté à l’appel d’une petite pause café (et peut-être une pâtisserie, chut !) sous le regard des nymphes du plafond. C’est l’endroit idéal pour laisser reposer ses pattes entre deux visites de musées.

Détails des dorures et miroirs du Grand Café

D’autres façades qui ont du style

Ne rangez pas votre appareil photo ! En flânant dans les rues adjacentes, d’autres devantures méritent votre attention :

  • Le chocolatier Sérardy (11, rue de Paris) : une devanture de 1898 absolument divine, conçue par les Beaux-Arts de Moulins. On ne sait pas si on admire plus la vitrine ou les chocolats…
  • Le Café américain (21, cours Anatole France) : une façade de 1903 qui nous transporte immédiatement au début du siècle dernier.
  • Les Nouvelles Galeries (8, rue d’Allier) : un bel exemple d’architecture commerciale de 1914.

Détail d'une façade Art nouveau à Moulins

Le Palet d’Or : le trésor chocolaté des ducs de Bourbon

Avis aux amateurs de cacao ! S’il y a une spécialité qu’il faut absolument rapporter de votre séjour (ou dévorer sur place, on ne vous jugera pas), c’est le Palet d’Or. Créé à la fin du XIXe siècle par le maître chocolatier Bernard Sérardy, ce petit disque noir est devenu l’emblème gourmand de Moulins.

Mais qu’est-ce qui le rend si spécial ? C’est un chocolat semi-amer d’une finesse extrême, cachant une ganache fondante mêlant chocolat et crème fraîche, subtilement parfumée au café. Sa signature visuelle ? De délicates paillettes d’or fin qui brillent sur sa robe sombre, comme un rappel du faste de la cour des ducs.

Les célèbres Palets d'Or de Moulins parsemés de paillettes d'or
Le Palet d’Or, une pépite de gourmandise ©Kostia

🐭 L’anecdote de la souris : la guerre du chocolat !

Le succès du Palet d’Or fut tel qu’il déclencha une véritable bataille juridique. Un chocolatier de Saint-Germain-en-Laye avait carrément déposé un brevet en son nom pour s’approprier l’invention !

Après des années de litiges et de procès, la justice a fini par rendre l’appellation « Palets d’Or » à son créateur moulinois. Une victoire savoureuse pour les habitants qui considèrent ce chocolat comme un morceau de leur patrimoine local.

Aujourd’hui, la boutique de la rue de Paris est un passage obligé. Rien que pour admirer la devanture historique (dont je vous parlais plus haut) et humer l’odeur du chocolat chaud, le détour en vaut la peine.

🐭 Le conseil de la souris

C’est le cadeau idéal à rapporter dans vos valises ! Les boîtes sont magnifiques et le chocolat supporte très bien le voyage. Retrouvez toutes les infos sur le site officiel de la chocolaterie les Palets d’Or.

Sur les pas de Coco Chanel : quand Gabrielle devint « Coco »

Saviez-vous que c’est à Moulins que la petite Gabrielle s’est transformée en la mythique Coco ? 😉 L’histoire d’amour entre la mode et la cité bourbonnaise commence en 1900. Une jeune fille de 18 ans, démunie mais déterminée, débarque en ville après avoir été acceptée à l’Institution Notre-Dame pour y apprendre la couture.

À l’époque, personne ne soupçonne que le destin de Coco Chanel est en train de s’écrire entre les murs de cette institution religieuse et les terrasses des cafés moulinois !

Gabrielle Chanel en marinière
Gabrielle Chanel en marinière… un look que mon copain Boris adore aussi !

🐭 L’anecdote de la souris : pourquoi « Coco » ? C’est précisément à Moulins que Gabrielle a hérité de son célèbre surnom ! Le soir, elle chantait pour les officiers en garnison dans un café-concert local. Ses deux chansons fétiches ? « Ko Ko Ri Ko » et « Qui qu’a vu Coco ? ».

Le public, conquis par la jeune couturière qui poussait la chansonnette, s’est mis à l’appeler « Coco ». Le mythe était né entre deux points de couture et quelques notes de musique !

Une balade chic dans le centre historique

Aujourd’hui, vous pouvez marcher dans ses pas grâce à un parcours thématique passionnant conçu par le service patrimoine de l’office de tourisme.

La visite guidée « Sur les pas de Coco Chanel » vous emmène sur environ 1,5 km à travers la ville. C’est l’occasion idéale de découvrir la douzaine de sites et d’institutions fréquentés par Gabrielle : de l’atelier de couture où elle a fait ses premières armes aux lieux de divertissement où elle a croisé ses premiers mécènes.

🐭 Le conseil de la souris

N’oubliez pas de lever les yeux ! Certains bâtiments n’ont quasiment pas changé depuis le passage de Gabrielle. C’est une façon très originale et un brin romanesque de visiter Moulins à pied, en mêlant grande Histoire et anecdotes de mode.

Le quartier des mariniers : quand l’Allier faisait la loi

Le charme authentique du quartier des mariniers à Moulins

Avant de traverser la rivière, offrez-vous une parenthèse hors du temps dans le petit quartier des mariniers. En empruntant la rue du Pont-Guinguet, vous plongez dans le passé portuaire de la ville. Ici, les façades restaurées avec soin racontent une époque où Moulins ne regardait pas seulement vers ses ducs, mais vers ses eaux !

🐭 L’anecdote de la souris : l’Allier, cette force indomptable

Bien avant que le train ne siffle en gare, l’Allier était l’autoroute du Bourbonnais ! Moulins était un port vital où l’on chargeait bois, vins et charbon pour Nantes ou Paris.

Mais attention, naviguer ici était un sport de haut niveau : entre les crues subites qui emportaient tout sur leur passage et les sécheresses qui clouaient les bateaux au sable, les mariniers devaient ruser. Ils utilisaient des bateaux à fond plat (toues, gabares ou futreaux) capables de glisser là où d’autres auraient coulé !

Au détour d’une ruelle, vous tomberez sur l’insolite musée du bâtiment. C’est un lieu passionnant qui rend hommage à tous les corps de métier de la construction. Une étape parfaite pour comprendre comment on bâtissait ces maisons qui défient les siècles.

Le musée du bâtiment dans le quartier des mariniers
Le musée du bâtiment, une étape insolite à Moulins

Le pont Régemortes : le colosse qui a dompté la rivière

Le majestueux pont Régemortes enjambant l'Allier

Pour passer sur la rive gauche, il faut emprunter le pont Régemortes. Ce géant de pierre de 301 mètres n’est pas un pont comme les autres : c’est un miraculé ! Avant lui, l’Allier avait la fâcheuse habitude de détruire tous les ponts que les hommes tentaient de construire (une trentaine en trois siècles, quand même !).

Achevé en 1763 par l’ingénieur Louis de Régemortes, il a enfin réussi là où tous les autres avaient échoué grâce à une technique révolutionnaire de radier (un socle de pierre immergé) qui stabilise le fond du lit.

🐭 L’astuce de la souris

Ne vous contentez pas de le traverser en voiture ! Empruntez le trottoir à pied au coucher du soleil. La vue sur la silhouette de la cathédrale et du château qui se reflètent dans l’Allier est tout simplement magique. C’est le spot photo n°1 de Moulins !

Le musée de l’Illustration jeunesse : le royaume de l’imaginaire

La façade élégante du MIJ à Moulins
Le musée de l’Illustration jeunesse (Mij), un lieu unique en Europe

Qui a dit que les musées étaient ennuyeux ? Certainement pas à Moulins ! Unique en Europe, le musée de l’Illustration jeunesse (Mij) est une escale enchantée qui ravira toute la famille. Installé dans le cadre somptueux de l’hôtel de Mora, cet ancien siège d’imprimerie est aujourd’hui le gardien de nos plus beaux souvenirs de lecture.

Imaginez un conservatoire géant abritant plus de 3.400 planches originales et une collection vertigineuse de 11.500 albums illustrés, du XIXe siècle à nos jours. C’est ici que dorment les images qui ont fait rêver des générations d’enfants, de la gravure classique de Gustave Doré aux univers colorés de Grégoire Solotareff.

🐭 Pourquoi vous allez craquer pour le Mij ? Ce n’est pas qu’un alignement de cadres au mur ! Le musée est un espace vivant de 350 m² répartis sur deux étages, où l’on explore tous les styles :

  • L’art de l’album : découvrez les secrets de fabrication d’un livre, des premières esquisses à la mise en couleur.
  • Le génie du pop-up : laissez-vous surprendre par ces livres animés qui se déploient en relief sous vos yeux.
  • Les ateliers : une section entière est dédiée aux animations pour que les petits souriceaux puissent laisser parler leur propre créativité !

Exposition au Musée de l'illustration jeunesse

🐭 Le petit plus de la souris

C’est la visite parfaite pour s’abriter lors d’une journée pluvieuse ou pour faire une pause ludique entre deux églises médiévales. On ressort de là avec des couleurs plein les yeux et l’envie furieuse de relire ses classiques de bibliothèque rose ou verte !

Le CNCS : quand la cavalerie laisse place aux paillettes !

Traversez le pont Régemortes et préparez-vous à un choc visuel. Le Centre national du costume de scène (CNCS) est un lieu unique au monde. Installé depuis 2006 dans l’ancien quartier Villars, une majestueuse caserne de cavalerie du XVIIIe siècle, ce musée prouve que Moulins sait marier son passé militaire au prestige du spectacle vivant.

Imaginez des milliers de costumes de scène, des tutus vaporeux aux armures de théâtre les plus imposantes, stockés là où galopaient autrefois les chevaux du Roi ! C’est ici que dorment les trésors de l’Opéra de Paris, de la Comédie-Française et de la Bibliothèque nationale de France.

🐭 Pourquoi c’est une visite magique ?

Le CNCS ne se contente pas d’aligner des vitrines ! Chaque exposition temporaire est une véritable mise en scène immersive. On déambule entre les décors et les étoffes précieuses (soie, velours, broderies d’or) pour découvrir l’envers du décor et le savoir-faire incroyable des costumiers.

L’hommage vibrant à Rudolf Noureev

C’est le cœur émotionnel du musée. Le Centre héberge une collection permanente absolument exceptionnelle dédiée à Rudolf Noureev, le plus célèbre danseur du XXe siècle.

Plus qu’une simple exposition de costumes, c’est une plongée dans l’intimité de la star :

  • Ses trésors personnels : peintures, sculptures, instruments de musique et mobilier qui l’entouraient au quotidien.
  • Le salon du quai Voltaire : le clou de la visite est la reconstitution fidèle de son appartement parisien. On y découvre son goût pour l’opulence et l’exotisme, un véritable voyage dans l’univers du « Seigneur de la danse ».
  • Ses tenues de scène : admirez de près la finesse des pourpoints qu’il portait pour ses plus grands rôles.

🐭 L’astuce de la souris

Après la visite, ne manquez pas le café du musée : son décor est souvent en lien avec l’exposition du moment, et la terrasse dans la cour de la caserne est un havre de paix royal pour finir la journée !

Retrouvez toute la programmation sur le site officiel du Centre national du costume de scène.

Que faire à Moulins quand il pleut ? (même pas mouillés !)

Pas de panique, la cité ducale a plus d’un tour dans son sac pour vous garder au sec ! Si les nuages s’invitent pendant votre séjour, c’est l’occasion idéale pour s’enfermer (volontairement) dans les trésors de la ville :

  • Le CNCS : traversez l’Allier pour admirer des milliers de costumes d’opéra. C’est immense, couvert, et totalement immersif.
  • La Maison Mantin : une capsule temporelle fascinante où vous oublierez vite la météo en observant ses collections insolites.
  • Le musée Anne-de-Beaujeu : pour une cure d’art et d’histoire entre les murs épais du premier pavillon Renaissance de France.
  • La Cathédrale et sa Vierge Noire : un refuge spirituel et architectural aux couleurs flamboyantes.

🐭 Le plan B préféré de la souris

Filez au Grand Café sur la place d’Allier ! Rien de plus réconfortant que de regarder la pluie tomber sur les pavés à travers les vitrines Art nouveau, bien au chaud avec un chocolat chaud et un Palet d’Or.

Que faire à Moulins avec des enfants ? (spécial souriceaux)

Moulins est une destination « kids-friendly » par excellence. Ici, on ne se contente pas de regarder les vieilles pierres, on vit des aventures ! Voici mes spots préférés pour occuper votre petite tribu :

🐭 Le top 3 des activités familles

  1. Le MIJ (Musée de l’Illustration Jeunesse) : c’est LE paradis des enfants. Entre les albums géants et les ateliers créatifs, ils ne voudront plus repartir.
  2. Le Jacquemart : montez les marches du beffroi pour saluer la famille d’automates ! C’est ludique et la vue au sommet les épatera.
  3. Le CNCS : le musée propose souvent des livrets-jeux et des ateliers où les enfants peuvent s’initier aux secrets des costumes de scène.

Prendre l’air et s’amuser

Si le soleil pointe son nez, direction le parc de la Madeleine pour courir dans les allées ombragées ou profiter des aires de jeux. C’est le poumon vert idéal pour une pause goûter au bord de l’Allier.

Et pour les petits fans de Jurassic Park, n’oubliez pas que Paléopolis n’est qu’à quelques kilomètres ! C’est le rendez-vous incontournable des passionnés de dinosaures avec des fouilles et des expos fascinantes.

FAQ : préparer votre visite de Moulins

Pourquoi visiter Moulins dans l’Allier ?

Moulins est l’ancienne capitale des ducs de Bourbon. C’est une ville d’art et d’histoire qui offre un mélange fascinant de ruelles médiévales, d’hôtels particuliers Renaissance et de musées nationaux de premier plan.

Qu’est-ce que le Centre national du costume de scène (CNCS) ?

Situé à Moulins, le CNCS est le premier musée au monde dédié aux costumes et décors de théâtre, d’opéra et de ballet. Il conserve plus de 10.000 costumes exceptionnels issus de la Comédie-Française ou de l’Opéra de Paris.

Combien de temps faut-il pour visiter Moulins ?

Une journée permet de voir l’essentiel du centre historique et le CNCS. Cependant, un week-end est idéal si vous souhaitez inclure la visite de la Maison Mantin et une escapade au château de Souvigny à proximité.

Où se garer gratuitement à Moulins ?

Le parking de la place d’Allier est central mais payant. Pour plus de tranquillité, privilégiez les quais d’Allier ou le parking du CNCS (rive gauche), puis traversez le pont de fer à pied pour rejoindre le centre.

Avis de la souris sur Moulins

Irish coffee au Grand Café de Moulins

Moulins constitue une agréable étape entre Nevers et Vichy avec son joli centre ancien, sa cathédrale et ses musées. J’ai apprécié d’y faire une pause au superbe Grand Café ! 😉

Je recommande donc la visite de la ville à ceux qui seraient sur la route ! Il m’aurait même fallu plus de temps pour profiter des musées !

Que voir autour de Moulins ? Échappées belles en Bourbonnais

Vous savez maintenant quoi voir à Moulins ! Mais ne rangez pas vos clés tout de suite : l’Allier vous réserve des surprises de taille à seulement quelques coups de pattes de la cité ducale. Voici mes trois coups de cœur pour prolonger le plaisir.

Souvigny : le sanctuaire des ducs de Bourbon

Le majestueux prieuré de Souvigny dominant le village
Le prieuré de Souvigny, un trésor d’art clunisien © Daniel-Villafruela

À peine 12 km à l’ouest, préparez-vous à un choc esthétique. Souvigny n’est pas un simple village, c’est l’un des « grands sites clunisiens » d’Europe. Imaginez une église monumentale qui servait de nécropole aux ducs de Bourbon : rien que ça !

On vient ici pour le silence inspirant du cloître, la majesté des tombeaux de pierre et ce sentiment de grandeur qui flotte encore dans l’air. C’était autrefois un phare intellectuel et spirituel qui rayonnait sur toute la France. Un détour obligatoire pour les amateurs de vieilles pierres et d’histoire médiévale. 😉

Le Pal : le combo parfait entre zoo et attractions

Alligator baie, une attraction rafraîchissante au Pal
Alligator Baie au parc zoologique du Pal © Vivi1611

Si vous vous demandez que faire autour de Moulins en famille, ne cherchez plus : direction Le Pal ! C’est le deuxième parc le plus fréquenté de France après le zoo de Beauval, et on comprend pourquoi.

Le concept est génial : d’un côté, un parc zoologique engagé avec plus de 1000 animaux (ne manquez pas la Savane Africaine !), et de l’autre, des attractions qui décoiffent, des montagnes russes au petit train plus tranquille. C’est la garantie d’une journée riche en émotions où l’on apprend aussi à respecter la biodiversité.

🐭 L’astuce de la souris

Pensez à réserver vos billets à l’avance sur le site officiel du Pal pour éviter les files d’attente, surtout en haute saison. Le parc est immense, prévoyez de bonnes chaussures !

Charroux : cité médiévale et paradis de la moutarde

Ruelles fleuries du village de Charroux
Charroux, l’un des plus beaux villages de France © Combraille63

Attention, coup de foudre garanti ! Charroux est classé parmi les plus beaux villages de France, et il le mérite amplement. Ici, on flâne dans des ruelles étroites où chaque porte semble cacher un secret du XIIe siècle.

Mais Charroux, c’est aussi un voyage sensoriel :

  • Côté papilles : vous ne pouvez pas repartir sans un pot de la célèbre moutarde de Charroux, fabriquée artisanalement. Un délice !
  • Côté patrimoine : l’église Saint-Jean-Baptiste et sa tour Saint-Michel imposent le respect, tandis que le musée de la Vie Agricole raconte avec tendresse le passé de nos campagnes.
  • Côté flânerie : les boutiques d’artisans doreurs, de bougies ou de savonneries font de ce village un véritable petit centre d’art à ciel ouvert.

Si vous avez la chance d’y être un jour de marché, laissez-vous tenter par les produits locaux sur les étals colorés. C’est ça, la vraie douceur de vivre bourbonnaise ! 😉

Pousser plus loin : les pépites accessibles en train ou en voiture

Moulins est une base idéale pour rayonner dans la région. Bonne nouvelle pour les voyageurs sans voiture : la plupart de ces destinations sont reliées par des lignes de train directes et rapides !

Vichy : l’élégance de la « reine des villes d’eaux »

La célèbre pastille de Vichy, emblème de la ville

À seulement 30 minutes en train au sud de Moulins (environ 50 km), Vichy vous transporte dans une autre dimension. Ici, l’Allier se fait majestueuse et la ville respire le luxe et la volupté de la Belle Époque.

Célèbre depuis l’Antiquité pour ses sources, Vichy a connu son âge d’or sous Napoléon III. Flânez dans les parcs aux essences rares, admirez les dômes byzantins du grand établissement thermal et laissez-vous éblouir par l’architecture du Casino. C’est la destination bien-être par excellence, où l’on déambule entre façades Art déco et chalets impériaux.

🐭 L’astuce de la souris : une ville à croquer !

Ne repartez pas sans votre boîte de pastilles octogonales ! C’est le souvenir indispensable. Pour tout savoir sur cette cité thermale unique au monde, suivez le guide :

👉 Découvrez toutes les choses à faire et à voir à Vichy avec la souris !

Nevers : entre ducs et faïence

Le pont de Loire majestueux à Nevers
Le pont de Loire à Nevers au coucher du soleil

Remontons vers le nord (30 min en train également) pour changer de département et de fleuve. Après le commissaire Moulins, rendez-vous avec la juge Nevers ! 😉

Cette cité médiévale posée sur la Loire cache des trésors insoupçonnés : un Palais ducal considéré comme le premier des châteaux de la Loire, une cathédrale aux deux chœurs opposés et un savoir-faire séculaire autour de la faïence bleue. Une balade sur les remparts vous offrira une vue imprenable sur le fleuve royal.

👉 Découvrez toutes les choses à voir et à faire à Nevers avec la souris !

🐭 Le bonus floral : Apremont-sur-Allier

À deux pas de Nevers, ne manquez surtout pas Apremont-sur-Allier. C’est l’un des plus beaux villages de France, célèbre pour son parc floral absolument féerique. Un enchantement pour les yeux !

👉 Découvrez que voir à Apremont-sur-Allier avec la souris

Clermont-Ferrand : la force volcanique

La cathédrale noire de Clermont-Ferrand en pierre de Volvic

Plus au sud, à environ 1h de route ou de train, Clermont-Ferrand s’impose avec son allure sombre et mystérieuse. Ici, la pierre de Volvic est reine et donne à la cathédrale gothique un aspect unique au monde.

Capitale historique de l’Auvergne, la ville offre un contraste saisissant entre son centre médiéval et l’incroyable décor des volcans qui l’entourent. C’est la porte d’entrée idéale pour explorer la chaîne des Puys !

Continuez vos découvertes en France avec la souris ! 😉

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