La roseraie du Val-de-Marne à L’Haÿ, la première roseraie du monde : visite en photos, tarifs et horaires

La roseraie du Val-de-Marne se situe à L’Haÿ-les-Roses dans le département du Val-de-Marne, à 5 km au sud des portes de Paris. Fondée en 1894 sur le plan d’un jardin à la française d’une surface de 1,5 hectare, elle est la première roseraie moderne du monde avec aujourd’hui 13 collections thématiques.

Avec environ 3000 variétés et 11.000 rosiers, elle est labellisée jardin remarquable depuis 2011. La roseraie s’inscrit dans un parc départemental d’une superficie de 14 hectares. Ouverte de mai à septembre, c’est bien entendu à la fin du printemps que je suis allée m’y promener, petite présentation !

Comment se rendre à la roseraie du Val-de-Marne


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Le plus rapide et simple, du moins du centre de Paris : RER B jusqu’à Bourg-la-Reine (tous les trains se dirigeant vers la banlieue sud s’y arrêtent), puis bus RATP 172 ou 192 jusqu’à l’arrêt Sous-Préfecture-Église (env. 10 mn de trajet).

On peut également rejoindre le parc depuis le métro (ligne 7) porte d’Italie, puis au choix le bus RATP 184 ou 186.

Un peu d’histoire

Jules Gravereaux

Jules Gravereaux

En 1894, l’homme d’affaires Jules Gravereaux, un des fondateurs du Bon marché à Paris, fait dessiner un jardin à la française dans sa propriété nouvellement acquise dans le petit village de L’Haÿ. Mais ce jardin, dessiné par l’architecte-paysagiste Édouard André, est mono-thématique car exclusivement constitué de roses dont il est passionné : c’est alors la première roseraie au monde !

En 1905, le succès est tel que la Ville de Paris fait appel à Jules Gravereaux pour la création d’une roseraie dans le parc de Bagatelle, mais également pour une autre dans le jardin de l’Élysée. En 1914, vu la célébrité du jardin, l’Haÿ est surtout connue par sa roseraie et devient officiellement par décret la commune de L’Haÿ-les-Roses.

En 1934, le parc est acquis par le département de la Seine, relayé en 1968 par le département du Val-de-Marne qui lui a succédé lors de la création des nouveaux départements de petite couronne.

 

Infos pratiques

Tarifs

Miranda roseSi le parc départemental est ouvert librement à la promenade, la roseraie est d’accès payant. Bon, le tarif reste très raisonnable, pas de quoi fouetter un chat… et j’aimerais bien fouetter un chat, vu ce qu’ils font subir à nous autres souris, mais je m’égare ! 😉

En 2018, 3,10 € l’entrée, et demi-tarif (1,55 € donc, pour les mauvais en calcul !) pour les moins de 16 ans ou les plus de 60 ans. Et c’est même gratuit pour les chômeurs ou les jeunes enfants.

Horaires

La roseraie est ouverte tous les jours de mai à octobre (jours précis variables chaque année en fonction du climat) de 10 h à 19 h, à l’exception de quelques jours de fermeture spécifiés sur le site, nécessaires aux traitements. Bref, vérifiez bien les infos fraîches sur le site, ou par téléphone, avant de vous y rendre.

La visite de la roseraie

Le jardin, qui conserve son plan d’origine à la française, est organisé autour de 13 collections thématiques, qui permettent de retracer l’histoire de la rose, depuis sa forme sauvage, l’églantier, jusqu’aux variétés hybrides actuelles.

Le tout en passant par les variétés anciennes galliques (les seules connues en Europe jusqu’au XVIIIe siècle) ou asiatiques, celles de Joséphine à la Malmaison (un double de la fameuse roseraie de l’Impératrice), les roses à odeur de thé, les roses d’extrême-orient, les roses françaises ou étrangères, les roses botaniques (spontanées) ou les variétés commerciales (créées par les horticulteurs), etc.

Les rosiers eux-mêmes prennent diverses formes, sarmenteux palissés sur des treillages, pleureurs, greffés sur de hautes tiges d’églantier en forme de parasol…

Vous trouverez de nombreux renseignements sur le site officiel de la roseraie.

L’avis de la souris

A la fin du printemps, la balade est un enchantement ! On se promène le museau dans l’air… et dans les fleurs, humant les délicates fragrances (et avec mon beau museau, mon odorat est très développé), et on observe les diverses sortes de pétales et de couleurs. Aussi près de Paris et pour un tarif d’entrée aussi raisonnable, aucune raison de s’en priver.

Le plus compliqué est de viser juste : en effet, la majorité des roses présentées sont anciennes, et donc non remontantes : si vous ratez la floraison, il n’y en aura pas d’autre durant la saison ! Avant la bonne période, les floraisons n’ont pas commencé, un mois trop tard, la plupart des fleurs sont fanées !

Et comme il faut par ailleurs composer avec des dates de floraison qui varient évidemment légèrement chaque année en fonction du climat, et la météo capricieuse de la région durant la courte période de pleine floraison qui ne permet pas toujours de profiter de la balade, ça se corse…

Dans mon cas, j’ai préféré la fin de la période théoriquement optimale, de mi-mai à mi-juin. Si j’ai pu profiter de l’essentiel des floraisons, une partie des rosiers étaient déjà bien fanés.

A mon sens, dans la région, seule la roseraie de Bagatelle à Paris soutient la comparaison. Rien d’étonnant à vrai dire : Jules Gravereaux en est un des concepteurs en 1907 et a offert 1500 pieds pour sa création ! Mais celles de Joséphine à la Malmaison, ou un peu plus loin, de l’abbaye de Chaalis et du parc du palais de Compiègne dans l’Oise, valent aussi le déplacement.

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